Collection: Collection de bonbons à 20 centimes

L'atmosphère de cette série est contemplative et quelque peu mélancolique, suggérant un acte délibéré d'isolement auto-imposé et un rejet silencieux de la nature omniprésente de la technologie.

En créant ces œuvres, j'ai voulu explorer ce qui se passe lorsque le silence devient plus assourdissant que le bruit. Lorsque l'absence de connectivité constante nous force à être en tête-à-tête avec nous-mêmes. Chaque pièce est une méditation sur la solitude dans une culture hyper-connectée, où l'immobilité semble presque radicale.

La collection « The 20¢ Bag of Lollies » revisite les façades d'une époque révolue – bars laitiers, locations de films, magasins de téléphone, réparations de téléviseurs – réinventées comme des lieux de retraite plutôt que de commerce. Leurs portes sont fermées, leurs voix sont muettes, leurs anciennes fonctions sont suspendues dans le temps. Une silhouette solitaire se tient devant chaque seuil, n'entrant ni ne sortant, existant simplement dans l'entre-deux.

À première vue, les murs sarcelle et la silhouette rouge sont visuellement frappants, minimalistes mais cinématographiques. Les devantures de magasins semblent familières : les endroits où nous allions autrefois acheter un sac de bonbons ou louer une cassette pour le week-end. Maintenant fermés, silencieux et réinventés, ils nous font réfléchir. C'est comme tomber sur un vieil ami que vous n'avez pas vu depuis des décennies, pour réaliser qu'il a changé, ou disparu. Ces images sont des rappels étranges de la rapidité avec laquelle ces lieux ont disparu, remplacés par la commodité numérique.

Le personnage solitaire nous ressemble : petit devant les façades, se tenant devant un souvenir enfermé, se demandant si entrer nous reconnecterait avec quelque chose de perdu ou si le vide lui-même est le but. L'effet est à la fois nostalgique et troublant, suscitant une réflexion sur la façon dont une grande partie de la vie s'est déplacée derrière les écrans, et ce que nous pourrions manquer.